12 juillet
Départ vers Veszprem et Szekesfehervar, ville industrielle. Pas une seule czarda pour déjeuner et nous avons faim ! Nous continuons vers notre objectif le lac Valencei-do et Agar où enfin vers 15h nous trouvons à manger dans un camping populaire, vestige du régime communiste mais qui s’avère toujours opérationnel avec des aménagements modernes.
Nous nous installons au Touring Hôtel au bord du lac
et partons dans la foulée visiter Gorsium
une des rares ruines de Hongrie.
Camp Romain fondé au Ier siècle.
Cette colonie de plus de 7000
habitants fut érigée en cité par l’empereur Hadrien.
Détruite par les Barbares en 260, elle fut reconstruite
quelques décennies plus tard sous le nom de Herculania.

Les ruines ne présentent d’intérêt
que par le site idyllique
et par des reconstructions (plus que des restaurations)
qui restituent d’une manière assez précise l’urbanisme
de la cité.
Un théâtre était suppose se trouver à proximité.
Discutant avec deux archéologues
on m’indique un endroit,
sous un arbre, où sans doute gît le théâtre.
Mais les travaux sont très longs et les bras peu nombreux.
13 juillet
Nous
partons vers Budapest.
La sagacité d’Audrey (elle est
plongée dans le Guide Vert)
nous permet de ne pas passer à
côté
d’une visite providentielle: Martonvasar.
A une quarantaine de kilomètres de Budapest
cette petite ville possède un petit château qui abrite
aujourd’hui un centre de recherche en biologie.
Propriété de la famille Brunswick
ce petit édifice
ne présenterait aucun intérêt si ce n’était
un des lieux de détente privilégié de Monsieur Ludwig van
Beethoven.
Un
petit musée lui est consacré présentant
deux épinettes et quelques instruments à cordes.
Mais si Ludwig venait souvent
dans ce lieu calme et reposant
pour voir son ami, c’est aussi qu'il draguait
Madame Josephin
dont il était terriblement épris.
C’est pour elle qu’il
aurait composé, ici même à Martonvasar,
les deux sonates « Appasionata » et « Au Clair de Lune »
!
étonnant non ?
Bravo Audrey et continue de potasser le Guide Vert.

C’est dimanche et nous arrivons dans une Budapest
tranquille.
Nous avons décidé de nous installer
en périphérie de la ville
et de nous déplacer avec les transports en communs.
Nous nous installons donc à l’hôtel
Noé sur les rives du Danube.
Notre chambre avec terrasse donne sur le fleuve.
C’est très agréable. Nous déjeunons dans une petite guinguette grecque tout près de l’hôtel. Retsina, calamars etc …
14 juillet

le Parlement de Budapest
Départ vers la capitale
en bus (N° 34). Tramway et métro et nous voilà dans le centre.
Nous achetons pour une petite poignée
de forints un ticket de transport pour trois jours. Abi ne paie pas.
Pour commencer un tour de ville en tram s’impose !
Puis à pied, nous longeons
le Danube par la rive gauche.
Nous découvrons, sur la rive opposée
Buda et la colline du château.


l'Opéra ------------------------------------------------------------- Buda vue de Pest
Nous
déjeunons turc, en plein centre ville, ayran et boulettes de pois-chiches
(falafel) puis visite de la Basilique Sant Istvan, patron et
fondateur de la Hongrie.
En allant vers le Parlement nous visitons l’Opéra et l’Academie
Franz Lizst.
Conditions drastiques pour visiter le Parlement ! Contrôle,
achat des billet
sous haute surveillance.
Une jeune guide d’état (la visite
ne se conçoit pas
sans accompagnement et surveillance) nous
pilote dans les couloirs.
Salle de la couronne de Sant Istvan avec la
croix de travers,
salle du conseil et nous sommes libérés de l’autre côté.
Le prix n’était pas en rapport avec la réputation du monument !
Mais il fallait le faire.
la salle du Conseil du Parlement-----

Le retour vers l’hôtel est très dur.
Nous nous perdons un peu dans les trams et les bus.
C’est surtout qu’Abi
est extenuée … et là nous reparlons
des
« voyages qui forment la Jeunesse »
Grâce à un très serviable chauffeur de bus (N°60)
nous retrouvons le N° 34 et le chemin
tant espéré de l’hôtel Noé !
Mais Abi est courageuse ! et une assiette de calamars frits la récompense.
Une bonne nuit nous attend. Je n’ai plus rien à lire !
15 juillet
Au
réveil, que nous avons prévu tard,
il est déjà 7h et Abi est réveillée.
Tant pis nous partons pour notre
deuxième journée à Budapest.
Bus N° 34, tram N° 1 et à 10h30
nous sommes
à pied d’œuvre. Mais Abi marque déjà le coup
!
Je met le holà; il faut écourter
notre visite et rentrer
dès qu’Abi le souhaitera.
Le voyage est loin d’être fini !
Nous visitons les grandes halles,
superbe monument moderne art qui a conservé
tout son romantisme.-------------------------------------------------------------------------la
grande halle

Nous déjeunons dans le
centre historique
(près de deux heures d’attente !!!)
Et nous partons vaillamment à
la recherche
du « 79 Fo utca » adresse où se trouve
la librairie française.
Efforts inutiles et décevants,
elle a déménagé
« oktober 6 utca, 11 ».
Bus tram, re-bus re-tram et nous
re-voilà dans le bus
N°34 direction l’hôtel.
Nous dînons une fois de plus chez le grec où désormais nous y avons notre table ...
16 juillet
Comme prévu départ à
9h. Abi semble reposée et nous aussi.
Toujours grâce à
la sagacité d'Audrey nous visitons, à Gödölö, le
château de l’impératrice Elizabeth – Sissi.
Petit château très émouvant
quand on sait qui était cette femme troublante.
Le pauvre François-Joseph fait pâle figure à ses côtés.
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Nous repartons vers Eger et ingurgitons un pantagruélique déjeuner
entre Hatvan et Gyöngyös.
A Szilvasvarad, cité présumée
des lipizzans
nous sommes déçus ! la ville est devenue un attrape touristes
à grande échelle
et le présumé musée du cheval n’est qu’une
pâle exposition de photos à la gloire de quelques conducteurs
d’attelages et quelques harnais mal entretenus.
Malgré tout nous arrivons
à nous introduire dans un vrai haras et avec la complicité de
deux lads nous pouvons
enfin admirer quelques spécimens de lippizans de toute beauté…
(pas de photos).
Nous arrivons à Eger cette cité courageuse qui a résisté aux turcs de Soliman le Magnifique avec tant d’obstination.
Park Hôtel, luxueux et romantique à souhait.
Piscine et repos.
17 juillet

Eger est une petite ville agréable.
Il faut, ici, retenir le nom de
Istvan
Dobo.
Au XVIème siècle
les armées turques font des ravages dans la région.
Mais les 2000 soldats de Dobo vont battre les 100 000 turcs.
Le vin d’Eger s’appelle aujourd’hui
"egri bikaver"
ce qui veut dire : "sang de taureau"
en effet, avant la bataille
décisive, Dobo ouvrit des tonneaux de vin et fit boire
ses barbus qui accueillirent les turcs tout maculé de rouge.
Dobo fit croire que ses soldats
puisaient
leurs forces dans du sang de taureau…
l’aspect terrible de ses guerriers eut raison de l’ennemi turc.
Nous visitons le « liceum
», la bibliothèque,
qui comporte quelques 130 000 volumes
et des fresques
de Johann Kracker
d’une grande beauté.
Plus haut (9ème étage
!!!) nous participons
à une expérience de la «camera
obscura » qui consiste à
visionner,
dans l’obscurité et sur une table, le panorama extérieur.

Eger, vue par la "camera obscura"
Un astucieux jeu de miroir renvoi l’image
sur la table. Gadget ou moyen discret d’observation ?
Très spectaculaire en tout cas.
Abi entend pour la première
fois :
« la lecture forme l’Esprit »