le Parthénon en juin 2002
la fièvre touristique s'empare du monde ...
le Parthénon de l'Acropole en juin 1976, comme on ne le reverra plus !
Cap Sounion - le sanctuaire de Poséidon
l'Acropole d'Athènes - de Thésée à Egée
Athènes - Cap Sounion
musée archéologique d'Athènes
premier volet - deuxième volet - troisième volet
musée de l'Acropole
à propos d'Athènes
à propos de Cap Sounion
le temple de Poséïdon en 1976
La colline de l’Aréopage. C’est là que siégeait, du VIème au IVème siècle Av. Jc le très puissant
conseil des archontes composé de 150 citoyens-magistrats
L'odéon d'Hérode Atticus
(photo Katmandu & Beyond)
au pied de l'Acropole la Stoa d'Eumènes
entre l'odéon d'Hérode Atticus et le théâtre de Dionysos

La Pnyx est une des six collines entre lesquelles s’établit Athènes.
A l’époque classique, au sommet de la Pnyx se réunissaient les citoyens pour discuter des lois et de la politique de la cité. L’Ecclésia,
constituait cette assemblée populaire où chacun pouvait s’exprimer. Elle vote les lois, l'ostracisme, et les budgets à main levée ou à bulletin secret.
Elle tire au sort les présidents du conseil (bouleutes), les juges (héliastes), les 10 magistrats (archontes)
et elle élit les stratèges (chefs militaires) - Temistocle et Périclès furent stratèges à Athènes.

Pourtant, pour la bonne marche des débats un quorum était fixé à 6000 citoyens au grand dam des milliers de personnes
qui devaient rentrer chez eux. Toutefois il faut savoir que ces assemblées avaient lieu 40 fois dans l’année …
Athènes comptait à l’époque près de 300.000 âmes et la Grèce 3.000.000. En un an, avec un bon roulement,
près d’1/10ème de la population pouvait participer à l’Ecclésia. Le temps de parole de chaque juge de l’Ecclésia était mesuré
par la clépsydre … et que vive la démocratie !

le théâtre de Dionysos
Diagramme montrant les courbures (exagérées) du bâtiment.

Un système de correction optique très précis permettait de donner l'illusion d'une verticalité
et d'une horizontalité parfaites alors que les marches du stylobate convexe sont incurvées,
les architraves sont incurvés aussi. En outre, les colonnes ne sont pas parallèles, mais leurs axes verticaux se rencontrent en un point de fuite situé à environ 5 km d'altitude (ce qui se perçoit d'autant plus que la colonne est loin du centre de l'édifice). Enfin, les colonnes elles-mêmes sont modifiées pour ces raisons optiques : les colonnes d'angles sont plus épaisses pour éviter de paraître trop minces si elles se détachaient sur le vide et ont une inclinaison diagonale accrue (10 cm) de manière à prévenir les poussées plus fortes qui s'exercent sur elles.

Technique courante, toutes les colonnes sont renflées de 4 cm au tiers de leur hauteur en partant du pied (c'est ce qu'on appelle l'entasis), l'œil ayant tendance à voir à cet endroit un étranglement. Le rayon de courbure des renflements dépassant 1,5 km, il semblerait que,
pour fabriquer les tambours d'une même colonne, les ouvriers aient utilisé un modèle réduit
« saucissonné » de cette colonne, de même largeur, mais n'ayant que le seizième
de la hauteur réelle. De même, toujours dans ce souci d'atteindre la perfection visuelle,
aucun des blocs de marbre constituant les murs n'était rigoureusement parallélépipédique.

Tout cela permet d'expliquer en partie la durée et le coût des travaux de réfection actuels :
il est absolument impossible d'intervertir deux constituants de l'édifice
sous peine de voir son esthétique et sa stabilité en pâtir.

« Périclès, fils de Xanthippe, Athénien »
orateur et homme d'état athénien
stratège élu plus de 30 fois de 461 à 429 Av. Jc
"ostrakon" bulletin de vote d'ostracisme contre le stratège Thémistocle ...
la clepsydre ... chronomètre de l'époque
rencontre avec l'archonte au quartier Kerameikos
une fontaine dans l'agora
C’est à Péricles, stratège de la cité,
que nous devons d’admirer aujourd’hui le Parthénon sur la colline de l’Acropole.

Dans l’ordre dorique périptère et octostyle, il est l’œuvre des architectes Ictinos
et Callicratès et différents sculpteurs pour les frontons, frises, métopes et autres statues, sous la supervision de Phidias.

Plus de 1 000 ouvriers auraient travaillé sur le chantier
qui nécessita 22 000 tonnes de marbre extraits du mont Pentélique. Il a été construit entre 447 et 438 Av. soit en 9 ans !
Phidias, à droite, préside l’hémicycle avec à gauche l’architecte Ictinos
et le sculpteur Appeles au milieu.
(peinture de Paul Delaroche – XIXème siècle)
frise nord (partiellement reconstituée) représentant les cavaliers athéniens (les frises d'ordre ionique se trouvent à l'intérieur du péristyle)
proposition de reconstitution du fronton ouest qui se trouve au-dessus de l’entrée du temple (musée de l’Acropole).
Les deux frontons ont été « transférés » au British Museum de Londres par Lord Elgin au début du XIX ème siècle.
La polémique reste ouverte quant à la possibilité de restitution des œuvres « transférées » de leurs sites originaux vers les musées de différentes capitales occidentales … qu’en serait-il aujourd’hui, par exemple à Athènes, avec la pollution qui ronge déjà des immeubles du XX ème siècle ?

Athènes un mois de juin 2002 - la colline du Lycabette, vue de l'Acropole,
émerge à 270 mètres !
chapiteaux, architraves et frises (avec triglyphes et métopes) extérieures sous le fronton ouest.
le Parthénon, chef-d’œuvre de l’architecture classique, a subi tous les affronts ;
du temps, de la négligence, des pillards, de la stupidité des envahisseurs, des incendies,
des séismes, des erreurs de restauration et maintenant de la pollution.

On y avait construit une mosquée, une église, les ottomans avaient engrangé de la poudre à canon
dans le temple et lors du siège d'Athènes par les Vénitiens le 26 septembre 1687, tout a sauté …
Francesco Fanelli voyageur italien a croqué l'événement en 1695 sur témoignages ...

le Parthénon
La première restauration du Parthénon remonte à 1893 suite à un séisme.
En 1975 une deuxième tranche de restauration s’avère catastrophique truffée d’erreurs.
Cinq ans plus tard on tente de corriger ces erreurs. Depuis et jusqu’en 1991 différents travaux sont entrepris
sur la façade est et les stylobates. La fin des restaurations est prévue pour 2020.
le temple aujourd'hui

la statue Athéna Parthénos se trouvait dans le naos du Parthénon.
Elle était l’œuvre monumentale chryséléphantine (près de 12 mètres de haut)
du sculpteur Phidias qui avait aussi participé aux frontons, métopes et frises du temple
en 438 Av. Jc. Elle avait été offerte par les athéniens à leur déesse tutélaire.

Un an plus tard, en 439 à Olympie, Phidias créera la troisième des Sept Merveilles
du Monde, la statue monumentale chryséléphantine de Zeus Olympien.

La statue d’Athéna Promachos se trouvait sur une embase entre le Parthénon et le propylée de l’Acropole.
Haute de près de 5 mètres elle dominait Athènes et restait visible jusqu’au Pirée. Elle est la version combattante d’Athéna,
elle monte en première ligne, indomptable et déterminée elle est la terreur des ennemis qu'elle respecte.
Après le combat vient la victoire avec Athéna Nike.
Athéna Polias, Athéna la Protectrice avait son temple
entre le Parthénon et l’Erechteion. D’après Pausanias la statue en bois
de la déesse n’était pas œuvre humaine mais était arrivée par le ciel.
Hérodote raconte que la statue a subsisté à l’incendie provoquée par les perses
en 480 Av. Jc car les athéniens l’avait emportée avec eux.

la statue d’Athéna Nike
encore une autre déclinaison de la déesse de la Victoire. On la trouve dans la main droite du Zeus Olympien à Olympie,
la Nike de Paionios à Olympie, la Nike (Victoire de Samothrace), la Nike de l’acrotère de la stoa de Zeus Eleuthérios …
l'Agora grecque
1930 premiers coups de pioches dans l'Agora d’Athènes par "American School of Archaeology".
Voir le plan de la cité d'Athènes
la Tour des Vents au XIXème siècle
Plaque photographique sur verre.

l’Agora d’Athènes se situait en plein centre de la cité. Aujourd’hui ses vestiges
sont toujours au centre de la capitale grecque. La visite de l’Agora s’avère compliquée
sans un bon guide muni d’un bon plan et pour cause … Quatre sites se chevauchent allègrement.
Dans l’ordre chronologique on est plus ou moins, en présence de :
l'Agora Archaïque, Classique, Hellénistique et Romaine.

La toute première époque n’a révélé que très peu de vestiges sinon qu’elle était ouverte
à tous les athéniens. Homère en parle dans l’Iliade et l’Odyssée.
Les plans actuels ne mentionnent pas de vestiges visibles.
La toute première n’a révélé que très peu de vestiges sinon qu’elle était ouverte à tous les athéniens. Homère en

Reconstitution de l’Agora couvrant les trois époques
avec les principaux édifices de chacune d'elles.
Péristyle carré 1
Arc de Triomphe d’Hadrien 2
Autel des 12 dieux 3
Temple d’Arés 4
Stoa de Zeus Eleutéros 5
Temple d’Apollon Patroos 6
Hephesteion 7
Metroon 8
Bouleutérion et Métrôon 9
10 Tholos
11 Héliée
12 Stoa sud
13 & 14 Stoa d’Attale
15 Statue d’Hadrien
16 Arsenal
17 Temple Monoptère
18 Statues des tritons
19 Odéon
20 Temple sud
21 Librairie de Pantainos
vue du temple d'Héphaistos depuis le portique sud - époque Classique
Entre le temple d’Apollon Patrôos et la tholos, au pied du temple d’Héphaistos, on trouve les vestiges de deux petites bâtisses.
Celle de l’est (voir le plan de l’Agora) était l’ancien Bouleutérion ou le Métrôon. Celle de l’est le nouveau Bouleutérion.
Le Métrôon semble avoir une partie de ses fondations qui date de l’époque archaïque. L’édifice était le centre des archives municipales
et un temple dédié à la Mère des Dieux - époque Classique
Le temple d'Apollon Patrôo (au premier plan) a été bâti au IVème siècle Av. Jc.
Selon Aristote dans sa "Constitution d'Athènes", le surnom de « Patrôos »
aurait été donné au dieu par les Athéniens - époque Classique
l’Agora classique est certainement la plus riche en vestiges
qui datent généralement du VIème siècle Av. Jc. Elle est établie au centre de la cité.
De là partent les principales voies de communications vers le Pirée, la voie des Panathénées vers l’Acropole,
l a Porte Sacrée et la porte du Dipylon.
Le Stratègéion est un bâtiment de forme trapézoïdale qui servait de lieu de réunion
aux dix stratèges de l'Ecclésia d'Athènes. On a trouvé sous les fondations les vestiges
de tombes d’environ 2700 ans (époque archaïque). On y révèle aussi les traces
d’un culte au héros « strategos ». Le qualificatif désignera plus tard
les généraux, stratèges d’Athènes - époque Classique

Au IVème siècle Av. Jc, les liens entre religion et civisme
se renforcent à Athènes. Les 10 tribus qui représentent les entités politiques se voient attribuées un « héros » éponyme de leur nom. Ainsi le demos d’Erechteis se trouve attribué comme « héros » Erechtée, suivent pour chaque demos les héros : Egée, Pandion, Léontos, Acamas, Œnée, Cérops, Hippotoon, Ajax
et le dixième Antiochos - époque Classique

Cette tholos, construite, 15 ans après la destruction, au cours des guerres médiques en 480 Av. Jc, d’un monument plus ancien, était un lieu
de réunion des prytanes, magistrats élus pour un mois.
Ils y mangeaient les repas confectionnés dans la cuisine de la tholos.
Toutes leurs dépenses étaient prises en charge par l’Etat pour la durée
de leur mandat. Centre des activités de la cité on y conservait
les étalons de mesure - époque Classique

Le temple d'Héphaïtos et d’Athéna Erganè est un temple dorique périptère
situé sur la colline Agoraios à la limité ouest de l’Agora.
Sa construction commence en 449 Av. Jc et ne s’achève qu’en 415, ayant été éclipsée
par l’édification de l’Acropole à la même époque. Héphaïstos était le dieu de la métallurgie,
Athéna Erganè déesse de l'artisanat.

Du VIIème au XIXème siècle le temple fut transformé en église dédiée à Saint-Georges Akamatès.
Sa situation élevée lui permet d’être vu d’un peu partout depuis l’Agora et même d’autres lieux de la cité.
époque Classique

l'Epoque Classique
l'Epoque Hellénistique
vue satellitaire actuelle (Google Earth) de l’Agora Classique au milieu de la capitale.
On distingue très nettement : en haut à gauche, sur la colline Agoraios, le temple d’Héphaïstos bien visible,
au pied de la colline de haut en bas … des vestiges : le portique de Zeus Eleuthéros, le Bouleutérion, et la tholos.
A l’opposé de cet ensemble la voie des Panathénées sépare l’Agora Classique de la Stoa d’Attale (Hellénistique),
entièrement reconstruite avec sa toiture rouge. Entre les deux, l’Odéon romain et au sud, derrière l’Odéon,
l’Héliée, le portique sud et la fontaine Enneacrounon.
construite vers 150 Av. Jc par Attale II Philadelphe, roi de Pergame et grand bâtisseur devant Zeus,
la stoa pouvait abriter jusqu’à une cinquantaine de boutiques.
Reconstruite à l’identique par l’ « American School of Archeology »
de 1953 à 1956 avec le financement de John D Rockefeller elle abrite aujourd’hui le Musée de l’Agora.
la stoa d'Attale - Musée de l’Agora
Fondé en 1957 la majeur partie des objets exposés correspondent
aux fouilles entreprises sur le site de l’Agora Classique
par l’« American School of Archeology ». Très thématiques et de tailles modestes
les collections rendent compte surtout du fonctionnement de la Démocratie Athénienne et des institutions diplomatiques. On y verra aussi quelques statues.

canthare, coupe à anses athénienne pour gouter le vin, avec des traces d'étamage, vers 1400 Av. Jc
Sans doute les deux pièces les plus anciennes trouvées sur le site de l’Agora
aiguière, carafe à eau, mycénienne décorée de spirales. 1400 / 1350 Av. Jc
cratère, vase qui servait à mélanger le vin et l’eau, par Exékias,
potier et peintre sur vases de la Grèce antique,
il est considéré comme un des plus grands peintres
de céramique à figures noires.
Sa période de production se situe
approximativement entre 550 et 525 Av. Jc à Athènes
Marmite et brasero, VIème / IVème siècle Av. Jc.
Les fouilles de l’Agora ont mises à jour de nombreux ustensiles de cuisine en céramique adaptés
à chaque type de cuisson.

jetons de vote en bronze utilisés par les jurés de l'Héliée.
Ils sont constitués d'un disque de bronze portant une marque
ou une inscription d'identification et d'une tige axiale,
pleine ou creuse, qui sert à déterminer le vote :
le choix d'un jeton à tige pleine indiquait un vote pour l'acquittement, une tige creuse la condamnation : vers 300 Av.
.

Klérotèrion, machine à tirer au sort les citoyens retenus
pour participer aux jurys populaires à Athènes
« ostrakon » signifie en grec « coquille d’huitre »
(d’où ostréiculture …) par analogie l’ostrakon devient un tesson de poterie utilisé comme support d’écriture
et enfin bulletin de vote.

Dans la démocratie athénienne l’Ecclésia pouvait
à tout moment lancer une procédure d’ostracisme
contre un politique dont les ambitions
prenaient des chemins tyranniques.

En cas de vote en faveur de l’exclusion, le suspect
était banni pour 10 ans. Ce fut le cas pour Thémistocle,
pourtant stratège et héros des batailles de Marathon, Artémision et Salamine, qui se réfugia à Argos.
"ostrakon", vote pour le bannissement de Thémistocle fils deNéokles
Flacon à parfum en forme d'athlète, 540 Av. Jc
Amphore avec une procession d'oiseaux, époque géométrique, 750 / 725 Av. Jc
Masque de théâtre "tragique"
entre IVème et IIIème siècle Av. Jc
"pyxide" d'ivoire, figurant des griffons attaquant un cerf,
époque mycénienne, fin du XVème siècle Av. Jc.
La pyxide est une petite boite ronde, à fond plat
qui servait à stocker des produits cosmétiques
(fard ou poudre) ou de coffret à bijoux.
masque de type "comique"
masque de type "satyrique"
«« Kylix » du peintre Chairias : à figures noires avec guerrier courant,
et femme s'agenouillant devant un autel. Athènes, vers 510 / 500 Av. Jc.
Le « kylix » est un vase peu profond et évasé utilisé pour déguster du vin à l’occasion de banquets.
Statuette en ivoire découverte dans l’Agora ( à gauche - époque romaine) est une réplique
peu fidèle à l’original et bien mal proportionnée de l'Héraclès de Lysippe
sculpteur et bronzier grec, portraitiste attitré d'Alexandre le Grand.

Vers la fin du IVème siècle Av. Jc Lyssipe réalise un bronze d’Héraclès au repos après l’accomplissement
de ses 12 travaux. Il se repose sur sa massue, recouverte par la peau du Lion de Némée.
Cette œuvre a été définitivement perdue.
La statuette en bronze (à droite) reprend l’œuvre de Lysippe. Restaurée à Rome,
e lle est actuellement exposée au musée du Louvre à Paris.
Ces Grands Hommes qui ont construit la Démocratie d’Athènes
Ils sont tous ou presque nés au Vème siècle Av. Jc. Ils sont tous passés ou ont habité à Athènes.
Entre la fin des guerres médiques en 479 (bataille de Salamine) et le début de la conquête macédonienne en 361 (avènement de Philippe de Macédoine) pendant 118 ans
Athènes est le centre du monde culturel, artistique, philosophique et politique.
A suivre un petit album de la Grande Famille athénienne de l'époque Classique.
Le précurseur
Eschyle - dramaturge
525 / 456
Hérodote
historien et géographe
480 / 425

Aristophane
poète
445 / 375

Aristote
philosophe
384 / 322
Phidias
sculpteur
490 / 430
Platon
philosophe
428 - 348
Socrate
philosophe
470 / 399
Sophocle
dramaturge
495 / 406
Thémistocle
homme d'état et stratège
524 / 459
Thucydide
homme politique et historien 460 /397
Xénophon
philosophe et chef militaire
430 / 345
Périclès
stratège, orateur et homme d’état
495 / 429
Euripide
dramaturge
480 / 406
Praxitèle
sculpteur
395 / 326
l'Epoque Romaine
Le site de l’Agora d’Athènes si divise en deux parties distinctes.

A l’est l’Agora à l’époque Classique où l’empreinte romaine se réduit principalement à l’odéon d’Agrippa,
la librairie de Pantainos et un arsenal qui devait servir d’entrepôt.

A l’ouest, à moins de 200 mètres, se trouve l’Agora romaine. Sa construction commence avec l’empereur Octave Auguste, fils adoptif de Jules César et premier empereur romain vers l’an 15 Av. Jc.
Plus tard vers 50 Ap. Jc l’empereur Hadrien embellira la cité de même que l’Agora.
Au sud de la grande place de l’Agora Classique, entre le portique de Zeus Eleutéros et la voie des Panathénées
on découvre un espace nu d’environ 25 x 12 mètres, entouré d’arbres avec des alignements
de gros blocs de marbre de part et d’autres des petits côtés.

D’après Pausanias il s’agirait d’un temple dédié à Arès dieu de la guerre. Si les fondations de l’édifice datent
de l’époque romaine, les blocs de marbre du côté ouest datent eux du Vème siècle Av. Jc.
Plus troublant certaines marques déchiffrées sur ces blocs indiquent qu’ils proviennent d’un autre temple situé ailleurs !

Soigneusement démonté pièce par pièce il aurait été remonté sur les fondations romaines. Nous voici donc en présence
d’un système de « temples nomades ». Ces blocs proviennent à coup sûr du sanctuaire d'Athéna Pallenis
situé entre la localité de Penteli et le mont Hymette à environ 10 kilomètres de l’Agora d’Athènes.
A cet endroit on a bien trouvé les fondations d’un grand temple … mais aucune superstructure témoignant dudit temple.
l'Agora romaine
l'odéon d'Agrippa, au fond à droite avec les statues du Géant et des Tritons
vu de la voie des Panathénées
la librairie de Pantainos
Piliers de l'odéon d'Agrippa, figurant un Géant et deux Tritons
(cliquez sur l'image pour voir la reproduction perspective de l'Agora)
Entre le portique sud et le temple d’Arès le général Marcus Agrippa,
grand ami de l’empereur Octave Auguste, fit construire vers l’an 15 Av. Jc un odéon
en plein milieu de la place de l’Agora Classique. Composé d’un auditorium
et d’une salle de spectacle il pouvait accueillir plus de 1000 spectateurs.
Six à huit piliers représentant des Tritons et des Géants soutenaient le mur de scène.
Aujourd’hui on peut en admirer trois.
Mais avant tout il est temps de rendre hommage à un voyageur.

Pausanias, qui comme Hérodote, six siècle auparavant, nous a laissé
de précieuses informations sur les sites antiques.

Pausanias est aux descriptions des voyages de l’antiquité ce qu’est Baedeker
pour les guides de voyages actuels. Ils sont tous deux voyageurs et narrateurs
pour la postérité.

Pausanias dit le « périégète » est un géographe et voyageur de l’antiquité.
Entre les années 135 et 180 de notre ère il parcours la Grèce, la Macédoine, l'Italie, l'Asie
et l'Afrique. En 174 il s’installe à Rome et écrit, entre autres, "Description de la Grèce "
ou "Périégèse", en dix livres. À la manière d'un guide de voyage moderne, il donne,
au fur et à mesure de son itinéraire, la liste détaillée des sites qu'il visite.

Karl Beadeker est un libraire et écrivain allemand du XIXème siècle de notre ère
qui a inventé le guide moderne du voyageur.
r.r.

A la limite de l’Agora Classique et au sud de la stoa d’Attale ont été mis à jour les vestiges d’une construction romaine identifiée comme étant la Librairie de Pantainos. L’inscription sur le principal linteau a révélé une dédicace datant de 100 Ap. Jc à Athéna Archegetis, l’empereur Trajan et le peuple d’Athènes.
Titus Flavius Pantainos est un riche romain et fils d’un notable dirigeant d’une école de philosophie.

Une autre inscription énonce le règlement de la librairie :
« Aucun livre ne peut sortir de la librairie ainsi que nous l’avons juré. La librairie sera ouverte de la première heure jusqu’à la sixième ».

plan et élévation établi par A.S.C.S.A - "American School of Classical Studies"
les fouilles de A.S.C.S.A - 1970
le règlement de la Librairie
élévation - stoa d'Attale à gauche et entrée de la Librairie
La grande bibliothèque est un don de l’empereur Hadrien. Elle a été construite en 132 de notre ère.
On y accédait par une entrée monumentale flanquée d’un propylée de sept colonnes d’ordre corinthien et d’une cour à péristyle
d’une centaine de mètres de long. La bibliothèque était aussi un lieu de rendez-vous où l’on pouvait assister à des conférences,
et discuter dans le cadre tranquille des jardins intérieurs.

Pausanias en donne la description suivante :
« la bibliothèque avec ses 100 colonnes de marbre phrygien, ses cours intérieures, ses plafonds peints, ses murs en albâtre et ses niches, ornée de statues, contenaient des armoires en bois cloisonné pour protéger les rouleaux de papyrus »

on en comptait quelques 20.000. Il est aussi probable que le lieu ait servi d’archives et de cadastre.
L ’ambition d’Hadrien était de créer ici une académie d’études à la hauteur de la réputation d’Athènes quant aux Sciences et aux Lettres.

Au IIIème siècle la bibliothèque d’Hadrien fut dévastée par une peuplade germanique.
Comme à la place de nombreux lieux d’excellence profanés, des églises furent construites
puis démolies et remplacées par d’autres églises qui brûlèrent à leur tour.

Au centre de la bibliothèque, sur l’emplacement de la cour intérieure on devine les vestiges d’une église du Vème siècle, probablement byzantine,
avec un portique de colonnes doriques et les traces d’un chœur à quatre absides.
propylée de l'ordre corinthien en marbre de Karystos
la bibliothèque d'Hadrien
1 – vers l’Agora Classique
2 - Librairie de Pantainos
3 – stoa d’Attale
4– porte d’Athéna Archegetis (entrée de l’Agora )
5– Agora romaine
6– Tour des Vents
7– Bibliothèque de Trajan
8– propylée d’entrée de la bibliothèque
photo Google Earth
porte d’Athéna Archegetis entrée de l’Agora romaine
qui sevait encore de marché au XIXème siècle.
Agora romaine, plus de 100 mètres de long
au fond on distingue la Tour des Vents

D’une manière générale l’Agora à Athènes est le centre des pouvoirs économique, politique et judiciaire.
C’est à l’initiative de Jules César et Octave Auguste que l’Agora romaine y trouve sa place au Ier siècle Av. Jc.
C’est la dédicace que l’on peut lire sur le fronton de la porte (dorique tétrastyle) d’Athéna Archegetis,
construite en l’an 10 Av. Jc, qui s’ouvre sur à la grande place de l’Agora romains.

L’ouverture centrale permettait le passage des chars, les piétions avaient accès par les deux côtés latéraux.

la Tour des Vents aujourd'hui, restaurée ,
elle a été dégagée vers 1840
On aperçoit en bas à droite d’Euros
la tige du cadran solaire et plus bas les lignes horaire
.

La Tour des Vents est un édifice curieux qui aurait été construit vers 50 Av. Jc par l'astronome Andronikos
de Kyrrhos. On raconte qu’elle servait
de lieu de rencontre des citoyens avec des prostituées.
Cette tour octogonale avait quand même d’autres fonctions ; haute de 12 mètres et de 8,50 de diamètre elle abritait une horloge hydraulique munie d’une nourrice extérieure
qui l’alimentait en eau d’une manière permanente.

Chacune de ses faces à son sommet représentaient un Vent. Soit 8 sculptures en haut-relief.
Elles étaient munies, à leur base, d’une tige servant de cadran solaire. A son sommet une girouette indiquait la direction du vent.
la Tour des Vents
Arrivée de la canalisation de la nourrice extérieure
vers la cuve centrale telle qu’elle était quand l'horloge fonctionnait.
A l’époque byzantine elle a servi de clocher à une église et de salle de réunion aux derviches sous les ottomans.
Encore plus tard elle sombra dans l’oubli et sous des décombres pour réapparaître dans les années 1840
au cours des fouilles menées par la Société Archéologique d’Athènes.
Le "tekke" des derviches
(gravure de E Dowell - 1805)
Sud Est- Notos
Nord - Borée
Nord Est - Cécias
Nord Ouest - Sciron
Est - Apéliote
Ouest - Zéphir
Sud Est - Euros
Sud - Notost
Sud Ouest - Lipst
Chouette chevêche attribut de la déesse Athéna tetradrachme probablement frappée en 510 Av. Jc
l’avers montre la tête d’Athéna casquée le revers une chouette, un rameau d’olivier et l’inscription
« monnaie des athéniens »


Acropole - le propylée
Cap Sounion - la falaise fatale à Egée
Acropole - l’Erechthéion, temple d’ordre ionique et le portique des 6 Caryatides, cinq statues originales sont dans le musée de l'Acropole et une au British Museum.
Acropole - le sanctuaire d'Athéna Nike