En cette fin de saison la région offre de multiples buts de promenades. Sentiers de grande randonnée, descente de fleuves ou rivières en canoë, quête de vestiges antiques ou petites routes de montagnes où les voitures sont quasi inexistantes.
Chaque année
c’est vers la fin août que le « Moto Club Evasion »
de Bessèges organise sa concentration
de motos anciennes. Le week-end dernier c’est dans le parc de loisirs
de Foussignargues (près de Bessèges) qu’une cinquantaines
de machines se sont donné rendez-vous pour une escapade et un bon moment
à passer ensemble. Depuis onze ans Jean Michel Mongeaux, président
du club, organise deux manifestations dans l’année : l’une
en juin qui se déroule sur trois jour et la réunion des moto
anciennes, fin août.
Une
ballade « responsable »
Habituellement les clubs de moto qui organisent des
concentrations et des promenades mettent un point d’honneur
à assurer la sacro-sainte « sécurité ».
Alors quelques motards chevauchant des gros cubes sont désignés
et équipés d’une chasuble jaune fluo. Leur mission bloquer
les rond-points et giratoires pour permettre aux motards promeneurs de passer,
pousser le plus à droite possible les véhicules venant dans
le sens contraire à la ballade
d’un geste impératif voire même les bloquer sur le bas
côté le temps que passent les motos. Autant de pratiques faut-t-il
le préciser, absolument interdites par le code de la route. Et bien
sûr le ballet incessant
des motards « camisolés » qui remontent le peloton sur
la gauche la plus part du temps « à fond la caisse ».
Avec l’équipe à Jean Michel rien de tel. Chacun est responsable
de son véhicule et c’est la raison pour laquelle une signalétique,
fléchée au sol, à été mise en place pour
aider les éventuels retardataires.
DU
BOIS DES BARTRES AU COL DE PERAS
UNE BALLADE DE REVE
(paru
dans La Marseillaise le 1er septembre 2007 - jour du mariage d'Ariane et
de Georges !)

Une
ballade « découverte »
Le départ est donné vers 10h ce dimanche
matin, direction Gagnières. On est à l’ouest du Bois des
Bartres
sur la D 310a et on longe la rivière La Gagnière sur sa rive
gauche. Son lit est parsemé de gros rochers gris
entre lesquels s’insinue le cours d’eau encore abondant en cette
saison.
Peu
après le camping de Clairval la rivière s’élargit
pour former une belle retenue très attrayante par grosse chaleurs.
L’eau y est limpide et invite à la baignade. On remonte le bois
de Combe Robert jusqu’au carrefour
dit de « la grotte des Huguenots ». A gauche c’est la D
216. A partir de là commence une lente montée jusqu’au
col de Peras à près de 800 mètres d’altitude peu
après Bonnevaux.
Villages
et lieux dits se suivent, les Adrets, le Chambon, la Borie, Malbosquet. On
est désormais sur la D 320. Les résineux qui plus bas constituaient
l’essentiel de la flore se font plus rares. Châtaigniers et sapins
les remplacent
mais toujours jaillissant d’un tapis de fougères. Ca et là
les taches rouges de bruyère et de thym tranchent avec le schiste brun
et sévère de la montagne. Mas et hameaux construits dans cette
roche ne deviennent visibles qu’au dernier moment.
On monte toujours. Les Thomases et puis le pont de l’Abbaye qui abrite
une accueillante guinguette.
Et voilà Bonnevaux. Un arrêt s’impose pour admirer le village
et le paysage environnant. Le temps est clair
et à 800 mètres il fait un peu plus frais qu’en bas. Au
nord-est les montagnes de l’Ardèche. Au sud la vallée
de la Cèze. Il faut passer le col du Peras pour enfin voir apparaître
les Cévennes à l’ouest et plus loin le Mont Lozère.



